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AIDES DE LA CAF: pourquoi certains allocataires pourraient perdre leurs APL cette année?

Le mardi 30 décembre 2025 ? Un décret a officialisé l'absence de revalorisation de deux plafonds liés aux aides personnalisées au logement  (APL). Une annonce qui n'est pas sans conséquences.

Vous êtes locataire d'un bien immobilier et vous touchiez une aide personnalisée au logement l'année dernière? Le décret publié au Journal officiel le 30 décembre 2025 pourrait vous priver de cette aide versée par la Caisse des allocations familiales (CAF), dès le 1 janvier 2026. En effet, ce texte formalise l'absence de revalorisation de certains plafonds de ressources. Qu'elles vont être les conséquences de ce décret sur les étudiants et sur les autres allocataires de cette aide au logement?

Pas de revalorisation du forfait étudiant pour les Aides personnalisées au logement

800 000: tel est le nombre approximatif d'étudiants qui bénéficient des APL chaque année. Un chiffre qui pourrait diminuer en 2026. Et pour cause: le décret publié le mardi 30 décembre 2025 au Journal officiel prévoit de ne pas revaloriser le montant du forfait étudiant. Or, le forfait étudiant est le plafond de ressources à ne pas dépasser par un jeune poursuivant des études supérieures afin que celui-ci puisse toucher les Aides personnalisées au logement (APL). Le gel du forfait étudiant dont les ressources ont progressé entre 2025 et 2026 de continuer à percevoir les APL, alors que, en principe, cette donnée est revalorisée chaque année, le 1er janvier, en tenant compte de l'évolution de l'inflation sur un an. Sur la base des données calculées par l'INSEE, le forfait étudiant aurait donc dû augmenter de 1,28% entre 2025 et 2026, au même rythme que l'évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyer. En 2025 comme en 2026, le montant du forfait étudiant sera identique. Celui-ci sera donc de 8 600 euros pour un étudiant non-boursier  louant un logement classique (6 700 euros en 2024), de 6 600 euros pour un non-boursier vivant en foyer (6 400 euros en 2024), de 5 400 euros pour un boursier vivant en foyer ( 5 300 euros en 2024). Pour toucher le montant maximal des APL en 2025 comme en 2026, les revenus d'une personne seule ne doivent pas excéder les 5 235 euros. Une limite portée à 7 501 euros pour un couple sans personne à charge, à 8 947 euros pour une personne seule ou un couple avec une personne à charge, ou encore à 9 498 euros pour une personne seule ou un couple ayant 3 enfants à charge. "Pour l'année 2026, le Gouvernement porte la proposition de ne pas indexer les APL au 1er octobre 2026 sur la partie liée au dépenses du logement, dans un contexte de maîtrise des finances publiques" justifie le ministère du Logement au sujet de sa décision de geler le paramètre RO et le forfait étudiant. 

 

Edité le 15/01/2026

AAH, RSA, allocations familiales... la liste des nouveaux montants pour vos aides en 2026

Après l'adoption du budget de la Sécurité Sociale 2026 à l'Assemblée Nationale ce mardi, le dégel des prestations sociales est acté, ouvrant ainsi la voie à une revalorisation à hauteur de l'inflation en avril 2026. Quels seront donc les nouveaux montants de l'Allocation adultes handicapés (AAH), du revenu de solidarité active (RSA), des allocations familiales...? MoneyVox a fait les calcules, sur la base de l'estimation de la Commission des comptes de la Sécurité sociale. L'Assemblée nationale a adopté d'un cheveu le projet de financement de la Sécurité sociale pour l'année 2026. Cette adoption ouvre désormais la voie à une revalorisation des aides sociales en 2026. 

Une hausse de 0,9%?

La revalorisation automatique a lieu tous les ans, le 1er avril. Elle est calculée "sur la base d'un coefficient égal à l'évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, calculée sur les douze derniers indices mensuels de ces prix publiés par l'INSEE l'avant-dernier mois qui précède la date de revalorisation des prestations concernées", précise le Code de la Sécurité sociale. En clair, c'est l'inflation entre février 2025 et janvier 2026 qui sera mesurée. Si le pourcentage précis n'est pas encore connu, la Commission des comptes de la Sécurité sociale a publié une estimation dans son dernier rapport en octobre: "Dans un contexte de poursuite de la désinflation, la BMAF (base mensuelle de calcule des allocations familiales) serait revalorisée au 1er avril prochain de 0,9%."

Nos calcules pour 8 des principales aides sociales revalorisées

D'après cette revalorisation, MoneyVox a fait les calcules des nombreux montants que vous pourriez toucher à partir du versement de mai 2026, pour 8 des principales prestations sociales:

° Allocation adultes handicapés (AAH): 1042,62 euros maximum.

° Revenu de solidarité active ( non majoré) : 652,34 euros maximum pour une personne seule, 978,51 pour un couple sans enfant, 1369,92 euros pour un couple avec deux enfants...

° Allocations familiales: 38,11 euros à 152,41 euros pour deux enfants selon vos ressources, et de 86,92 euros à 347,66 euros pour trois enfants.

° Prime d'activité: 638,91 euros maximum.

° Allocation de rentrée scolaire (ARS): 427,29 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, 450,87 euros pour les enfants de 11 à 14 ans, et 466,49 euros pour les enfants de 15 à 18 ans. 

° Allocation de solidarité spécifique (ASS): 19,50 euros par jour (585 euros pour un mois de 30 jours).

° Aide universelle d'urgence: 260,94 euros minimum.

° Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH): 153,17 euros (montant de base). 

 

Edité le: 17/12/2025

 

CAF: Prime de Noël

La Prime de Noël, déjà on y pense, est celle qui permet chaque année, à nombreux de foyers modestes, d'avoir un peu de répit financier. Cette aide exceptionnelle, est versée par la CAF ou la MSA, et constitue un véritable soutien pour plus de deux millions de ménages en France. Son montant varie selon la composition du foyer, et c'est une aide sélective, tout le monde n'y a pas droit. 

Quelles sont les conditions d'éligibilité à la prime de Noël 2025? 

Afin de pouvoir bénéficier de la prime de Noël, il ne suffit pas seulement d'être un allocataire d'un minimum social, il faut répondre à des critères bien précis fixés par la CAF ou la MSA. Cette aide en 2025 cible principalement les ménages modestes, avec des règles clairement bien définies selon leur situation familiale. La principale condition est celle d'être bénéficiaire de RSA socle, ou de RSA socle avec prime d'activité, à condition que les ressources du foyer ne dépassent pas le plafond du RSA correspondant à la composition familiale. Ce critère de ressours est essentiel, et distingue la prime de Noël des autres aides sociales. 

Qui sont les bénéficiaires?

La prime de Noël exclut certains profils, même en situation précaire, notamment les allocataires de l'AAH, du minimum vieillesse ou de l'ARE. Les personnes recevant la prime de Noël France travail ne sont donc pas concernés par le dispositif CAF. Seul les foyers percevant le RSA socle en novembre et décembre 2025 peuvent prétendre à cette aide spécifique. Par ailleurs, il est important de mentionner qu'en raison de circonstances exceptionnelles, les virements bancaires vont être temporairement bloqués en France et en Europe, pendant deux jours d'ici la fin de l'année, ce qui peu avoir un impacte sur la date de réception de la prime. 

Comment prouver son éligibilité? 

La simplicité du dispositif est un vrai atout: aucune formalité n'est nécessaire. La CAF ou lA MSA vérifient automatiquement la situation des foyers à la date de référence, généralement début décembre. Si le foyer est éligible au RSA en novembre, il bénéficie de la prime de Noël; en cas d'ouverture des droits en décembre, le versement pourra intervenir plus tard. Le nombre d'enfants à charge et la structure familiale sont déterminants: plus il y a de membres à charge, plus le montant reçu sera élevé. Cette règle assure une adaptation de l'aide aux besoins réels de la famille.

Quels montants pour la prime de Noël CAF selon la composition du foyer?

La prime de Noël est non imposable et son barème reste inchangé depuis plusieurs années, mais son montant varie selon la taille et la structure du foyer. La distinction entre couple, personne seule et nombre d'enfants conditionne l'aide, qui se veut équitable et adaptée à chaque situation familiale. Voici quelques exemples pour mieux comprendre comment le montant évolue selon la composition du foyer: 

Nombre d'enfants           Personne seules        En couple        

Sans enfants                                152,45             228,68 

1 enfant                                        228,68             274,41

2 enfants                                       274,41             320,15

3 enfants                                       335,39             381,13

4 enfants                                       396,37             442,11

5 enfants                                       457,35              503,09

Par enfant supplémentaire      + 60,98              + 60,98

L'aide reçue varie donc, entre une personne seule et une famille nombreuse. Ces différences sont prévues pour couvrir les besoins accrues liés à la présence d'enfants à charge. La prise en compte du nombre d'enfants dans le calcul permet une certaine équité dans l'attribution de la prime de Noël. Ce montant qui n'est pas imposable, n'a aucun impact sur les autres prestations sociales auxquelles le foyer pourrait avoir droit. 

Comment s'effectue le versement de la prime de Noël?

Le versement de la prime de Noël intervient traditionnellement à partir de mi-décembre. Les bénéficiaires reçoivent ce soutien directement sur leur compte bancaire , sans avoir à effectuer la moindre démarche. Pour ceux dont la situation évolue en toute fin d'année, le versement peut être reporté à janvier suivant. 

 

Edité le 17/11/2025

 

Tout savoir sur le congé supplémentaire de naissance

Un nouveau droit est créé en 2026 pour les jeunes parents : le congé supplémentaire de naissance.

Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau congé indemnisé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Il s’ajoute aux congés existants (congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption) et ne les remplace pas.

Ce nouveau congé n’a pas vocation à se substituer au congé parental d’éducation : les parents conservent la possibilité de recourir à la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), versée par la CAF, qui compense partiellement la perte de revenus pendant un congé parental.

En revanche, l’indemnisation du congé supplémentaire de naissance ne pourra pas être cumulée avec certaines prestations ou revenus de remplacement. Elle ne pourra ainsi pas être versée en même temps que :

  • le complément de libre choix du mode de garde (CMG) au titre du même enfant ;
  • l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) ;
  • l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) ;
  • les indemnités journalières de maladie ;
  • les indemnités journalières de maternité, de paternité ou d’adoption ;
  • les indemnités journalières versées au titre d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle ;
  • les allocations chômage.

L’objectif de ce dispositif, dans un contexte de baisse de la natalité, est de renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes et de donner plus de temps aux familles pour concilier vie professionnelle et vie familiale, en favorisant le bon développement de l’enfant dans ses premiers mois.

Le congé supplémentaire de naissance s’adresse à l’ensemble des parents actifs remplissant les conditions d’ouverture de droit à la suite d’une naissance ou de l’accueil d’un enfant :

  • salariés,
  • travailleurs indépendants (artisans commerçants, professions libérales y compris praticiens et auxiliaires médicaux (PAMC), qu’ils soient dirigeants ou conjoints collaborateurs),
  • agents contractuels de droit public,
  • demandeurs d'emploi
  • artistes - auteurs, etc.

Peuvent en bénéficier :

  • les parents d’enfants nés à partir du 1er janvier 2026,
  • les parents d’enfants nés prématurément dont la naissance était prévue à compter de cette date,
  • les parents adoptants d’enfants arrivés au foyer entre le 1er janvier 2026 et le 30 juin 2026.

Pour les assurés relevant d’autres régimes (fonctionnaires, militaires, non-salariés agricoles, régimes spéciaux…), des informations spécifiques seront disponibles sur service-public.gouv.fr.

Chaque parent peut bénéficier d’un ou deux mois de congé, pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent. 
Le congé peut être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois non consécutif.  

Pour en bénéficier, les parents devront avoir préalablement pris l’intégralité de leurs congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.

Quelles sont les démarches pour en bénéficier ?

  • Pour les salariés : les parents salariés devront simplement en informer leur employeur dans un délai de 1 mois avant la date de début de congé souhaitée. Il faudra préciser la durée, 1 ou 2 mois, et s’il est fractionné ou pris en une seule fois. C’est ensuite l’employeur qui fera la transmission auprès de la caisse primaire d’assurance maladie en charge de l’indemnisation.
    Les salariés n’ont aucune démarche à effectuer auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie.
    À noter : le délai de prévenance de 1 mois sera réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance prend la suite immédiate du congé de paternité et d’accueil ou d’adoption et qu’il n’est pas possible, compte tenu de la durée de ce premier congé, de respecter le délai de droit commun de 1 mois.

Pour les travailleurs indépendants: ils devront demander ce congé auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de résidence.

Combien ?

Pour les salariés, l’indemnisation est dégressive :

  • 70 % du salaire net le premier mois,
  • 60 % du salaire net le second mois.

Elle  est versée par la caisse primaire d’Assurance maladie.

À partir de quand ?

Le congé supplémentaire de naissance sera accessible à compter du 1er juillet 2026, après publication des décrets d’application.

Dans quel délai peut-on prendre ce congé ?

Pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027 (soit dans un délai maximal de 9 mois à compter du 1er juillet 2026).

Pour les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er juillet 2026, le congé devra être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.

Ce délai est prolongé lorsque les congés légaux sont eux-mêmes allongés (naissances multiples, dispositions conventionnelles, etc.).

Quand prévenir l’employeur ?

Les parents devront informer leur employeur au moins 1 mois avant le début du congé, en précisant :

  • la date de début,
  • la durée du congé,
  • et, en cas de congé de 2 mois, s’il est fractionné ou non.

Ce délai est réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance débute immédiatement après un congé de paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption, et qu’il n’est pas possible de respecter le délai d’un mois.

Edité le : 13/06/2026

 

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